Boris Vian, un romancier hors du commun

Boris Vian

Boris Vian était l’un des artistes les plus brillants de l’univers artistique et culturel français du 20e siècle. A ces talents d’écrivain et romancier, il faut ajouter ceux d’un conférencier et traducteur. Il a également publié sous les pseudonymes Vernon Sullivan, Baron Visi et Bison Ravi. Méconnus avant son décès, ses œuvres littéraires font aujourd’hui partie de l’institution littéraire française et le pays entier fête leurs cent ans.

Une jeunesse artistique bien remplie

Boris Vian est né en 1920 au sein d’une famille de la haute bourgeoisie parisienne à Ville d’Avray (Hauts-de-Seine). De son père, Vian a hérité la méfiance de l’Église et de l’armée, ainsi que l’amour de la vie de bohème. De 1926 à 1932, il étudie d’abord dans un petit lycée, puis au lycée de Sèvres. De 1932 à 1937, Vian intègre le lycée Hoche de Versailles. En 1936, avec ses deux frères, il commence à organiser des « surprise-parties ». C’est aussi en 1936 que Vian s’intéresse au jazz. L’année suivante, il commence à jouer de la trompette et rejoint le Hot Club de France. En 1937, il est diplômé du Lycée Hoche, passant des baccalauréats en mathématiques, philosophie, latin, grec et allemand. Il s’inscrit ensuite au lycée Condorcet, à Paris, où il étudie les mathématiques spéciales jusqu’en 1939. Vian s’immerge pleinement dans la scène jazz française en participant entre autres à l’organisation du deuxième concert de Duke Ellington en France. Lorsque la Seconde Guerre mondiale a commencé, Vian a refusé d’intégrer l’armée pour des raisons de santé. Il entre alors à l’École Centrale des Arts et Manufactures de Paris puis habite à Angoulême lorsque l’école s’y installe à cause de la guerre. Pour en savoir plus, consultez un site spécialisé.

Un début de carrière qui décolle difficilement

Après l’obtention de son diplôme, boris vian était déjà un trompettiste de jazz accompli et intègre l’AFNOR. En 1943, il écrivit son premier roman intitulé « Trouble dans les andains ». Sa carrière littéraire débute dès lors avec sa première publication, un poème, dans le bulletin du Hot Club de France. En 1944, Vian achève « Vercoquin et le plancton », un roman inspiré en partie par les surprises-parties de sa jeunesse et par son travail à l’AFNOR. Deux autres artistes, Raymond Queneau et Jean Rostand, l’ont aidé à publier cet ouvrage aux Éditions Gallimard en 1947, ainsi que plusieurs ouvrages achevés en 1946. Parmi ses premiers grands romans, figurent « L’Écume des jours » et « L’automne à Pékin ». Le premier, une histoire d’amour tragique dans laquelle des objets du monde réel répondent aux émotions des personnages, est maintenant considéré comme le chef-d’œuvre de Boris Vian. Ceci étant, au moment de sa publication, l’ouvrage n’a pas attiré grande attention. L’œuvre « L’automne à Pékin », qui renfermait aussi une histoire d’amour était un peu plus complexe et ne s’est pas non plus bien vendu.

Les épisodes mouvementés de sa vie d’artiste

L’année 1946 marque un tournant dans la vie de Vian. Lors d’une des fêtes populaires qu’il organise avec Michelle, son épouse, il fait la connaissance de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir et Albert Camus. Il commence alors à publier régulièrement pour la revue « Les Temps Modernes ». Bien que ses œuvres littéraires deviennent plus importantes, il n’a jamais quitté la scène jazz. Il est devenu un collaborateur régulier de divers magazines liés au jazz. En conséquence, sa situation financière s’améliore et il abandonne son poste à l’AFNOR. Il poursuit sa carrière littéraire en écrivant des romans de Vernon Sullivan et publie également des recueils de poésie. Le Romancier a également commencé à écrire des pièces de théâtre. La première, « L’Équarrissage pour tous », a été mise en scène l’année de sa rédaction, en 1950. La même année a vu la publication du troisième grand roman de Vian, qui a pour titre « L’Herbe rouge ». Comme les deux précédents ouvrages, ce dernier ne s’est pas bien vendu. La situation financière de Vian n’avait cessé de se détériorer depuis la fin de 1948. Il fut alors contraint de se lancer dans la traduction de littérature et d’articles en anglais pour s’en sortir. Il se sépare de sa femme et rencontre en 1950 Ursula Kübler, une danseuse suisse. Tous deux ont commencé une liaison et en 1951, alors que Vian a divorcé de Michelle. Ursula et Boris se sont mariés en 1954.

Couronnement du succès au cours de ses dernières années

Le dernier chef d’œuvre de l’artiste, intitulé « L’Arrache-cœur », est publié en 1953. Encore une fois avec de faibles ventes, Vian cesse d’écrire de la fiction. Il s’est concentré sur un nouveau domaine, l’écriture de chansons et l’interprétation, et a continué à écrire de la poésie. Les chansons de Vian ont eu du succès. En 1954, il entame sa première tournée en tant qu’auteur-compositeur-interprète. En 1955, alors qu’il travaillait comme directeur artistique pour Philips, il était actif dans une grande variété de domaines, de l’écriture de chansons à l’opéra. Il a également écrit des scénarios et plusieurs autres pièces de théâtre. Son premier album est également enregistré en 1955. Il écrit les premières chansons rock and roll françaises avec son ami Henri Salvador, qui les a chantés sous le surnom d’Henry Cording. Il a aussi été l’auteur de « Java Pour Petula ».

En 1957, il achève une autre pièce, « Les Bâtisseurs d’empire ». Un an plus tard, l’artiste travaille sur l’opéra Fiesta avec Darius Milhaud, et un recueil d’essais, « En avant la zizique ». Boris Vian est mort d’une crise cardiaque le 23 juin 1959.

Comment assurer la rentabilité d’une activité basée sur le e-commerce ?
Comment bénéficier des nouvelles règles de protection des consommateurs ?